SUR  QUEL PAS  MARCHER ?           

D’un cote selon des journalistes non démentis, le gouvernement de la      France ,et des élus de Mayotte, orchestrent le retour de Mayotte aux Comores parce que Mayotte est comorienne. De l’autre côté, selon d’autres journalistes,les jeunes Maorais pavaneront avec un drapeau français au jeu de l’océan indien de 2007,à Madagascar,parce que Mayotte est française .Finalement pour les gouvernements français, Mayotte est comorienne ou française ?    Quand est ce que les gouvernements français se résoudront-ils à dire la vérité, sur l’identité des Maorais, aux Maorais  eux -mêmes et aux autorités comoriennes ?Sans doute jamais !la vérité se lira toujours sur le terrain et sur les acte et jamais sur la parole.

Et s’agissant du terrain et des actes, on constate :     

Que tout en continuant de parler de Mayotte française et de départementalisation, les autorités françaises refusent l’égalité, en particuliers l’egalité de salaires, et de prestations sociales que, réclament des Maorais par de longues grèves jamais enregistrées à Mayotte.Près ou plus de trois mois de grève pour les instituteurs et les agents des services fiscaux.   

Cependant, les autorités françaises continuent, d’appliquer le « katiba » la loi statutaire de 2001, spécialement  en  ses  articles qui tendent vers la   suppression de  l’identité  maoraise et vers l’expropriation des maorais, en matière foncière(des maisons sont en ce moment détruites pour non respect des lois françaises).  Des amendements à la loi statutaire de 2001 ont été pris allant dans ce sens, et sont appliqués comme le katiba lui –même, malgré le désaveu de la population à l’occasion des élections : tous les signataires du katiba ont perdu leur poste électif le plus important dont le député en juin 2007    Au même moment continuent de pleuvoir à Mayotte,les extensions des lois de droit commun vrai , particulier ou simulé, et  en général, en matières les plus inattendues (nom et prénom, état de personne, mariage, décès, héritage ….) et les plus contestées. Cela crée des difficultés inimaginables dans la vie de  tous les   Maorais  et  même dans la vie des  départementalistes  résignés  à  tout supporter et à  tout  sacrifier pour le  département qu’ils s’imaginent.          

De  l’ensemble de constats qu’on peut faire à Mayotte , on peut dire en schématisant que les gouvernements français disent non à l’égalité de protection et oui à l’égalité de répression,à la désislamisation  et  à la démaorisation.   

UN EXEMPLE : LES DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES MAORAIS, A CAUSE DE L’OBLIGATION DE CHANGER DE NOM         

Dans  la  pratique , la  loi  N°2000-218  du  08  mars  2000, sur la  révision de  l’état  civil , a  rendu  obligatoire, l’adoption de nom  patronymique, par conséquent le changement général de nom . Or elle devait être facultative !         

Les  conséquences pratiques et fâcheuses de cette loi , n’a pas été correctement mesurées .         

D’abord  les  raisons  invoquées  sont  farfelues : On  a  fait  croire  aux  Maorais que  le  changement de nom faciliterai l’obtention d’emploi, de logement, en  France… .Qu’il ferai  éviter les fraudes,  les contrôles policiers…  Le nombre de personnes concernées a été sous estimé. De  ponctuelle, l’opération est devenue  permanente. La  durée  d’obtention  du  fameux nom est plus longue que prévue, souvent très longue. Le  changement de nom entraîne finalement la modification d’une liste infinie de pièces : carte électorale, titres fonciers,diplômes,permis, licence…des grands-parents aux petits –enfants , chose quasi impossible.          

Finalement on a multiplié ainsi les occasions d’erreurs et de fraudes et on se trouve dans une confusion totale .  Les  cadis s’acquittaient de ces tâches d’état civil dans le meilleur délai. Ils  sont  de nouveau sollicités par la population .    

Etant donné les agressions continuelles contre leurs traditions et leur religion, les Maorais  non  résignés, n’ont d’autres choix que de s’unir pour les sauvegarder. Les autorités de l’Union des Comores, devraient les soutenir.   

 

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