La tradition mahoraise, privilégie la femme en tant que fille, en tant que sœur, en tant qu’épouse, en tant que mère et en tant que grande mère.

En tant que fille :

Dès la naissance d’une fille dans une famille, le père et la mère s’obligent à construire et à meubler une maison pour elle - Ce n’est pas le cas pour le garçon.

Avant, la maison en matière végétale, n’avait pas une grande valeur. Aujourd’hui en dure, elle n’a pas de prix .et le mobilier est devenu une fortune. 

Si le père et la mère ne parviennent pas à construire la maison pour leur fille la mère s’oblige à céder la sienne à sa fille.

 

En tant que sœur :

Si les parents ne sont pas arrivés à construire une maison pour leur fille, cette obligation de construire la maison, incombe alors aux frères, en particulière au frère le plus fortuné.

En cas d’héritage, la loi musulmane, la fille a le 1/3 de la part du garçon

En cas d’accord entre tous les héritiers c’est cet accord qui est suivi et à Mayotte, les garçons se mettent souvent d’accord pour céder leur part à leurs sœurs, ou plus rarement pour partager à égalité.

 En particulier, les frères abandonnent souvent la maison ou la terre à leur sœur.

 

En tant qu’épouse :

Elle reçoit la dot mais pas l’époux

La charge du foyer est une liberté pour elle . Elle participe si elle veut bien . Pour l’époux c’est une obligation.

 

En tant que mère  

La garde des enfants en bas âge lui est attribuée

En cas de séparation d’avec le père, elle garde la maison, la terre……….

L’ex-mari s’oblige à trouver à se loger ailleurs……

 

En tant que grand-mère :

C’est à elle que la petite fille ou le petit fils, confie son secret le plus intime mais pas au grand père….

De tout ce qui ressort, il apparaît clairement que la tradition mahoraise privilégie la femme. En cette matière elle est plus moderne que les lois républicaines.

Elle les devance largement.

 

Omar Ben Ibrahim

 

Top
Nous utilisons les cookies pour améliorer notre site Web. En continuant à utiliser ce site, vous consentez aux cookies utilisés. En savoir plus…