Divergences et Dialogues

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Divergences et Dialogues

Le tourisme religieux

Quels  sont  les  différents  types  de  tourisme  dans  la  région  et lequel choisir pour Mayotte ? 

Mayotte peut bien tirer du tourisme un revenu substantiel, à condition de choisir le tourisme le plus compétitif dans la région. Mayotte ne peut pas rivaliser avec les îles voisines dans leurs spécialités. Elle doit offrir un autre produit, un autre type de tourisme qui lui est propre, et qui soit spécifique dans la région. Or on peut constater que le tourisme familial, c’est l’apanage de la Réunion. Les membres de famille en Métropole, viennent passer un séjour auprès de leurs parents à la Réunion. Le tourisme commercial et de grand standing, est accaparé par l’île Maurice. Le tourisme d’élite, d’isolement dans une île, c’est les Seychelles.  Le tourisme de masse, de grand espace naturel et de jolies filles, c’est Madagascar. Le soleil et la mer constituent le produit commun à toutes ces îles et à Mayotte. Il est illusoire pour Mayotte de se lancer dans un type de tourisme qui existe déjà ailleurs dans la région et d’exploiter les même produits. Il existe tant  d’autres types, le tourisme d’études, le tourisme migration,… le tourisme d’affaire …etc.  Mais sincèrement nous pensons que le tourisme qui conviendrait le mieux à Mayotte c’est le tourisme religieux, un tourisme de tolérance religieuse et de paix.

 

Le tourisme religieux :         

On peut sourire, on peut même en rire mais ce n’est pas une mince affaire, la religion. Beaucoup ont tout fait pour la faire disparaître d’un pays très peu ont réussi, pour ne pas dire aucun. Il vaut mieux l’exploiter. La religion est souvent la cause et la fin des plus grands rassemblements d’hommes et de femmes dans le monde : C’est le pèlerinage à la Mecque, le pèlerinage à Rome ou à Lourdes c’est le pèlerinage à New Delhi…         

A Mayotte même les plus grands rassemblements ont pour cause la religion : chaque fête, chaque Ide, chaque vendredi occasionnent un attroupement considérable, une véritable mobilisation que ne réussissent point, ni les activités politiques ni les activités économiques, que par le biais de la religion : le maoulida, le déba… La religion offre un vaste domaine d’exploitation intérieure et extérieure. Asseoir le tourisme sur la religion c’est l’asseoir sur du solide car sur l’assentiment de l’ensemble de la population. Le tourisme religieux peut d’ailleurs recouvrir également toutes les autres formes de tourisme en restant spécifique. Pour le mettre en œuvre, on comptera surtout sur les spécificités de l’île et sur ces richesses naturelles mais surtout sur la participation active de la population, participation non acquise pour toutes les autres formes de tourisme considéré comme l’apanage des mzoungous, des créoles, des assimilés ou des assimilables. 

Les spécificités de l’île pour un tourisme religieux spécifique :         

L’île présente plusieurs spécificités exploitables et des richesses naturelles non négligeables.   

Les spécificités :   Elles sont d’abord géographiques, historiques et surtout religieuses. 

Géographie : (Spécificités géographiques)            

Elle est située dans l’océan indien , fait partie des Comores, et est voisine de Madagascar, de la Réunion, Maurice, Seychelles mais aussi de l’Afrique de l’Est et du Sud. Sa population est bantoue, malgache, arabe, asiatique, européenne. Ses langues parlées sont le shimaoré dérivé du Swahili, le Kibouchi dérivé du malgache et le français. Son climat tropical n’est pas trop chaud et trop humide en toute période de l’année. En saison sèche, de avril à septembre, il fait un peu moins chaud et moins humide. Ses pluies plus nombreuses d’octobre à mars, ne sont pas excessives. Les cyclones ne sont pas fréquents tous les 10 à 30 ans. Sa faune et sa flore présentent des variétés d’espèces.  Elle est entourée d’une ceinture corallienne qui protège un lagon dit-on…, unique au monde, disons, rare. Elle peut donc accueillir et offrir pleins de choses qui intéresseront pas mal de monde, de surplace, de la région et d’ailleurs. 

Histoire : (Spécificités historiques)         

L’île est restée française tout en demeurant humainement comorienne, malgache, indienne,…    Elle met la France à la portée d’une région où elle a tout intérêt à être présente.  Elle en  attend plus d’intégration économique et sociale plus de respects de ces spécificités considérées comme un atout et non comme un handicap. La France peut lui apporter cela sans tomber dans l’assistanat, par des activités à termes rentables, parmi lesquelles il faut compter le tourisme religieux.  

Spécificités religieuses : 

Mayotte est à plus de 90% musulmane. Elle est le seul territoire français à être musulman. Elle offre à la France judéo – chrétienne qui s’affiche laïque mais plutôt enclin à l’athéisme, la possibilité de montrer au monde une manière d’être musulman, d’afficher son ouverture, partant sa grandeur. Les retombées internationales, diplomatiques, économiques d’une telle action sont loin d’être négligeables surtout à cette époque où l’on assiste un peu partout à la montée de l’intégrisme religieux en général en particulier à l’islamisme, notamment en raison des difficultés économiques ou souvent par réaction à des tendances modernistes, trop poussées.   Ici au contraire c’est la grande stabilité politique et la grande tolérance religieuse ; l’opinion politique Maoraise semble être figée définitivement à droite, à une droite qui s’accorde facilement à la gauche métropolitaine. De génération à génération l’évolution parait inexistante super lente. Pas de crainte de bouleversement à l’horizon.  A Mayotte la vie est rythmée par la religion musulmane : la mosquée, 5 fois par jour ; l’Ide, la grande fête deux fois par an ; chaque week-end des danses et des cérémonies religieuses un peu partout ; la justice musulmane, les cadis règlent les conflits. Mais en même temps hélas rien n’est interdit à cause de la religion. Ici les boissons alcoolisées se vendent librement, les soirées sont chaudes et animées. Les habits mêmes les plus osés ne choquent personne. Les filles prennent un bain de soleil, à la plage, le long d’un boulevard très passant. Le voyage religieux est vite transformé en voyage de noce, notamment à Madagascar. Dans cette île tout est permis. Rien n’est interdit à cause de la religion répétons le encore. C’est la super tolérance qui frise presque l’indifférence sinon l’inconscience.         

Très tolérants les Maorais semblent pouvoir s’adapter facilement à toutes les situations. Ils peuvent passer d’une société moyenâgeuse à une société moderne sans transition et vice versa. 

Les moyens du tourismes religieux :         

Ce sont d’abord les mêmes moyens que pour toutes les autres formes de tourisme, disons des moyens habituels. Puis il y a des moyens spécifiques (particuliers). 

Les moyens habituels :         

La nature même « trois étoiles » ne suffit pas. Il faut d’abord tout en l’exploitant la sauvegarder, l’entretenir.  Il faut ensuite des hôtels, des restaurations, des moyens de déplacement bon marché, par terre, mer et air, et un service qui puisse répondre aux attentes des touristes et des professionnels du tourisme. Il faut créer des envies légitimes, des motifs sérieux, de venir à Mayotte mais qui ne bousculent pas les spécificités, les bonnes mœurs, la religion. 

Les moyens particuliers :         

Ils consistent à donner des contenus neufs et des aspects attrayants aux spécificités existantes : école coranique, mosquées, palais de justice, maison des cadis, monuments et lieux saints … monuments et lieux hantés, ou monuments et lieux historiques… 

Réalisation d’équipements originaux :         

Concrètement il s’agit tout simplement de construire des écoles coraniques, des salles de mariage, de conférences, de documentation sur l’islam en particulier, des mosquées, des maisons de cadis, conformes à la religion de la majorité, conformes dans tous les domaines : la forme, l’architecture, le contenu, l’objectif, l’efficacité …, doivent être présents à l’esprit dans ces réalisations.  Au-delà de la beauté et de l’harmonie architecturale, les jurisprudences des cadis doivent susciter un intérêt pour les juristes de la république ; les enseignements des écoles coraniques doivent séduire les enseignants et les étudiants des madrassats et instituts, existants actuellement dans la république et en Europe ; Les mosquées lieux de prière, et d’information vivante des citoyens, donc de démocraties de base, doivent servir l’exemple pour les juifs, les chrétiens et les autres.  Ce n’est ni un rêve debout d’un illuminé ni une illusion mais c’est parmi les objectifs qu’il faut se fixer pour libérer les énergies de l’ensemble de la population.  Autrement la grande majorité ne se sentira pas concernée et se mettra de fait dans une opposition silencieuse, comme c’est le cas actuellement où une catégorie importante de Maorais assiste en spectateur au développement de leur propre pays en se demandant où ça va aboutir et comment ça va finir ?   Pour trop de Maorais, le type de tourisme pratiqué actuellement est une activité qui incite à l’alcool, à la débauche, à la corruption des jeunes. Elle est aux Mzoungous riches pour des Mzoungous riches. Le tourisme Maorais doit se débarrasser rapidement de cette image. 

Viser une clientèle singulière :         

Il doit cesser toute activité considérées comme illicite en islam et curieusement il doit viser comme clientèle, tous les non musulmans de la région océan indien, de France d’Europe, et d’ailleurs donc à conquérir, tandis que les musulmans sont considérés comme des clients acquis à conserver.  Il leur seront donc proposées, des activités saines pour la santé physique et pour la santé morale notamment apprendre sans effort : les produits locaux, la nature, le repas, les sciences, le commerce … tout, selon leur curiosité et selon le personnel qu’on peut disposer pour les satisfaire et sans oublier l’islam, la religion qui résiste la plus à la logique et au raisonnement, en ce sens la plus humaine et la plus  humaniste si bien comprise, l’homme étant enclin à la logique et au raisonnement l’islam qui serait, selon l’ONU, la religion de la moitié (50%) de le population du monde dans 58 ans, l’islam que l’autre moitié ne pourra plus continuer à ignorer et qui sera donc amenée à intéresser. Le marché est donc considérable. Avec un petit effort, Mayotte peut obtenir une part de ce marché si elle fait le bon choix du tourisme religieux. 

Tout cela pour dire deux choses : 

  1. Que le tourisme n’est pas seulement affaire de gros sous, de technologie… c’est aussi une affaire de morale, de philosophie, de façon de penser et d’être, de bon choix.
  2. Que Mayotte doit trouver autre chose que ce qui est généralement proposé dans la région. C’est cette autre chose qui fera  son succès.

 Les gens sont attirés par les types de tourisme actuels parce qu’ils ne les connaissent pas. Dès qu’ils les auront connus ils s’en lasseront rapidement notamment de jeu, de tabac, d’alcool, de sexe. Ils se rendront bien vite compte que ce n’est pas bon pour leur propre santé physique et mentale et pour la santé physique et mentale de leur famille et ils chercheront autre chose.  Cette autre chose est, encore une fois, dans le tourisme religieux qui vient de vous être exposé succinctement. En effet pour dire tous les bienfaits de ce tourisme, il faudrait des livres.  Nous invitons les autorités publiques de l’île, à cesser de dépenser l’argent public pour des lieux de consommation de tabac, d’alcool et de films pornographiques, et à subventionner le tourisme religieux.  A défaut nous convions les individus entreprenants à opter pour le tourisme religieux qui comprend naturellement, comme il est fait allusion plus haut le tourisme de la découverte de la nature le tourisme vert, et le tourisme bleu si l’on veut mais qui va bien au-delà vers le Divin.         

Pour un succès assuré, faisons du tourisme religieux, la spécialité de Mayotte.   

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